top of page

Sur le Fúxī Línggǎn Gōng 伏羲靈感功 , Nèigōng à Zìrandào

Extrait d'une présentation sur ce Neigong, actuellement à l'étude dans nos ateliers.

«Le Fúxī Línggǎn Gōng 伏羲靈感功 est une méditation dynamique en 25 processus.

Il fait office de synthèse propre à Zìrandào 自然道 et n’est pas une séquence issue d’une transmission historique.


Il est, comme toute séquence, un outil. Il sert le développement et le raffinement de Xīn 心, que nous nommerons ici âme-esprit: c’est-à-dire, pour faire court, la dynamique vitale de l’appareil psychosomatique humain, celle qui conditionne à la fois la manière de percevoir le monde et de se percevoir soi-même.


Xīn 心 est ainsi envisagé dans sa relation au corps, comme une composante du corps lui-même, et comme énergie sœur de l’Essence Jīng 精, dans une relation Yīnyáng 陰陽.


Le Fúxī Línggǎn Gong est né d’une nécessité intérieure : réunir, dans une forme de pratique, l'exploration de ce qui constitue Shén 神, la substance informative, souvent nommée "spirituelle", bien qu'évidemment, cela nous mène à préciser son sens.. Le genre de long débats passionnants et souvent passionnés que nous n'aborderons pas ici, car je voudrais parler de praxis et non de doctrine.


Le Fúxī Línggǎn Gong est une composition consciente issue d'une pratique: une recherche.. à travers les lois géométriques fondamentales qui structurent le Réel, inspirée par elles et maintenues par la elles.

Son nom 伏羲靈感功 engage déjà toute son intention.


Fúxī 伏羲, "l'Auguste Celeste" est une figure mythique de la Chine antique. Il n’est pas invoqué ici comme une figure mythologique ou religieuse, mais comme un avatar de conscience : une figure qui observe le monde, en reconnaît les rythmes, les nombres et les géométries, puis y répond par des formes ajustées.

Fúxī, dans sa légende, n’invente pas les lois du monde : il les reconnaît, il les rend visibles et habitables. Il s’en inspire par l’expérience.

La pratique qui porte son nom, le Fúxī Línggǎn Gōng 伏羲靈感功, ne cherche donc pas à produire un état, mais à s’accorder à ce qui est déjà à l’Œuvre.

Le terme Líng 靈, choisi dans sa graphie ancienne, précise cette orientation.

Il ne désigne pas ici un esprit séparé, une entité transcendante ou un lieu sacré localisable.

靈 Líng renvoie à une qualité du réel : ce qui répond lorsqu’une relation est juste, ce qui se manifeste contextuellement lorsque la Forme, le Rythme et l’Intention tendent à s'accorder.

Le mystère de la Nature n’est pas exactement ailleurs ; on s'en approche dans l'immanent, depuis la qualité du conditionnel et du relationnel.

Dans cette perspective, le Transcendant (compris comme mystère naturel) ne se contemple pas uniquement depuis le pont discursif et analytique du mental : il se ressent à travers la Structure unie, dans un dialogue vivant entre le pratiquant et l’Ordre du monde.


Le Couple  Nǚwá 女娃 - Fúxī 伏羲 symbolisent un principe opératif cosmologique, présent en chaque chose. Le compas établit la Continuité alors que l'équerre délimite les Séquences & les Formes. Dessous, le corps de dragon illustre l'Unité des pôles dans le Continuum.
Le Couple Nǚwá 女娃 - Fúxī 伏羲 symbolisent un principe opératif cosmologique, présent en chaque chose. Le compas établit la Continuité alors que l'équerre délimite les Séquences & les Formes. Dessous, le corps de dragon illustre l'Unité des pôles dans le Continuum.

Enfin, Gōng 功: il rappelle que cette relation ne relève ni de l’inspiration passagère ni de l’expérience spectaculaire. Elle se cultive dans une pratique récurrente, où le corps devient le centre d’une évolution silencieuse.

Chaque posture, chaque transition, chaque rythme est une manière d’interroger le réel: et alors d’en écouter la Réponse.


Recherche d’une essence


Pratiquer le Fúxī Línggǎn Gōng 伏羲靈感功, ce n’est pas chercher à atteindre un état spirituel, ni à provoquer une expérience.

C’est, à mes yeux, plutôt une manière d’apprendre à entrer en relation et d’explorer la Résonance 感應 (Gǎn Yīng), la dynamique physique de l'être humain.

L'idée philosophique assumée est que la forme (comme le Monde) n’est pas un symbole à croire, ni un rituel à exécuter mécaniquement. Elle est une interface, un mode d’existence.

À travers elle, le corps explore les lois qui structurent le ciel, la terre et le vivant. Le Shén 神 la substance informative y est médium de communication : elle oriente, elle ajuste, elle se rend disponible et elle donne.

Lorsque le geste est juste, quelque chose répond: non parce qu’on l’a appelé, mais parce que les conditions sont réunies pour qu’un Dialogue ait lieu.

Ici, la pratique est donc un dialogue et non une invocation ; une exploration et non une destination.


Ce qui est proposé n’est rien d’autre qu’un art d’Être en Relation .. déjà avec soi même, ce qui est en soi toute une Aventure.: chaque jour, être mieux soi-même, dans son originalité naturelle et non sa « dureté », dans sa justesse et non sa rigidité.


C’est une voie que je me propose désormais comme une question vivante, que je propose à celles et ceux qui souhaitent s’en laisser inspirer, aussi bien comme un couplet que comme un refrain.


Géométrie de l'Unité.
Géométrie de l'Unité.

Voilà l'occasion de méditer sur les vertus, les lois essentielles que sont les variations de la forme et du rythme.

Je me rends compte à travers ma pratique que le mystère bien sensible de ce qui est naturel n'est ni nié ni absolutisé. Il se reconnait comme une dimension réelle et mouvante du monde, qui émerge lorsque la relation est correcte, et se vit sereinement je pense.


En cela, le Fúxī Línggǎn Gōng 伏羲靈感功 vise à raffiner Shén 神 sans le rigidifier de contextes inutiles, à s'ouvrir à la profondeur du réel sans la mythifier, et à inscrire cette Ouverture dans le corps vivant, ici et maintenant: cœur même de cette pratique.


Approcher son propre Flux.


Pratiquer la Séquence n’est pas une expérience difficile d’accès. Elle est adaptative par nature et repose essentiellement sur le ressenti issu de la pratique elle-même, non sur une performance formelle ou une compréhension préalable.

L’étude s’y déploie de manière progressive et évolutive : une succession de processus dynamiques s’organise dans le temps, transformant peu à peu la méditation en une sincère exploration. La forme n’est jamais imposée comme un modèle figé ; elle s’affine au contact de l’expérience, au rythme propre de chacun.

La séquence devient alors un cadre opératif au sein duquel l’échange est possible: aussi bien avec soi-même qu’avec les autres pratiquants. Elle ouvre un espace de recherche qui est tout à la fois corporel et réflexif.


Sur le plan physique, cette recherche engage :

  • la spatialité du corps,

  • l’intéroception et la perception des états internes,

  • la proprioception et la conscience fine du mouvement,

  • la sensibilité aux rythmes, au souffle, aux micro-variations de la forme,

  • ainsi qu’un état méditatif en mouvement, continu et habité.


Sur un autre plan, indissociable du premier, cette pratique devient également une recherche philosophique vécue :elle interroge la relation, l’ajustement, la transformation, et la manière dont une forme juste peut faire émerger du sens sans jamais le figer.

Ainsi, le Fúxī Línggǎn Gōng se présente comme une pratique accessible sans être simpliste, profonde sans être un élitisme: une voie qui s’adresse globalement là où on se trouve, et qui évolue avec celui / celle qui la pratique.

Zìrán comme Horizon et Centre.


Le Fúxī Línggǎn Gōng 伏羲靈感功 s’inscrit ainsi dans une inspiration profondément taoïste, non comme une référence formelle, mais comme une mise en œuvre directe du principe de Zìrán 自然: ce qui advient de soi-même, selon sa nature propre, lorsque la contrainte se transcende.

Zìrán n’est pas ici un idéal à atteindre. Il désigne une qualité de relation : la capacité à laisser les formes, les rythmes et les ajustements émerger depuis le réel lui-même, à travers le corps vivant. La pratique ne cherche pas à systématiquement à corriger l’être, mais à explorer ce qui entrave son espace vital et en dynamique, sa spontanéité.


Le Fúxī Línggǎn Gōng devient alors une manière concrète d’habiter Zìrán dans l’expérience quotidienne :laisser le mouvement se déployer sans tension inutile, laisser le sens apparaître sans le capturer, quotidiennement laisser la transformation se faire sans la provoquer.

Pratiquer, c’est ainsi apprendre à demeurer dans une forme de "juste milieu", un centre où la forme se renouvelle, où le rythme s’ajuste, où Shén 神 information subtile aussi consciente qu'inconsciente peut aller sans se rigidifier ou se disperser. La pratique ne revient non pas à suivre une voie tracée à l’avance, mais cheminer avec ce qui se présente, dans la continuité, la simplicité de la Présence.

En ce sens, le Fúxī Línggǎn Gōng n’enseigne pas Zìrán :il en propose une expérience, ici et maintenant. Une expérience incarnée, humble et mesurée, qui se suffit à elle-même sans pour autant enfermer.

Cet idéal de liberté est peut-être le cœur vivant de ma recherche: une recherche qui m’intéresse et dans laquelle j’arpente mon propre chemin.

Si cela vous inspire, je vous propose d’y arpenter le vôtre.»


Si ces propos vous inspirent et que vous souhaitez pratiquer:

Nèigōng | Pratique du Fúxī Línggǎn Gōng, séquence méditative céleste
16 janvier 2026 à 09:30 – 18 janvier 2026 à 18:00Domessin
Register Now

Comments


bottom of page